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mercredi, 21 octobre 2020 14:27
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    COVID-19 et crise du pétrole:L’Afrique veut refaire le plein


    Face à un environnement instable qui hypothèque les recettes des hydrocarbures, la Chambre africaine de l’énergie a publié un appel à l’action en direction des Etats.

    Par Lucien Bodo

    Le COVID-19, une crise sanitaire avec des répercussions économiques graves sur l’ensemble des pays du monde, riches comme pauvres. L’industrie pétrolière fait partie de ces secteurs fortement impactés négativement par la pandémie. Le cours du brut joue en effet au yo-yo depuis un mois, s’offrant même le luxe de valoir moins d’un dollar le 20 avril dernier. L’Afrique, dont plusieurs économies dépendent en grande partie de l’or noir, subit de plein fouet les effets de cette situation.

    Comme le fait remarquer la Chambre africaine de l’énergie, l’environnement « instable des prix du pétrole a entraîné des réductions substantielles des budgets et des dépenses publiques de nos États, des pertes de contrats et menace des centaines de milliers d’emplois ». A titre d’illustration, le Cameroun avait prévu engranger 443 milliards Fcfa de recettes pétrolières et gazières, en envisageant un prix moyen du baril à 31797,5 Fcfa. Des projections désormais impossibles à réaliser dans le contexte actuel.

    Dans un rapport publié le 26 avril, l’instance panafricaine énumère à la pelle les dangers qui guettent la sphère pétrolifère sur le continent. Pour elle, « les conséquences de la crise actuelle sont larges et affectent à la fois les perspectives d’exploration les plus prometteuses de l’Afrique, mais aussi ses projets [gaziers] historiques de plusieurs milliards de dollars en Mauritanie, au Sénégal, ou encore au Mozambique ». Du côté du Cameroun, il est à craindre que la décision finale d’investissement (Dfi) attendue cette année sur le projet gazier d’Etinde, dans le Sud-Ouest, soit retardée.

    Les projets pétroliers souffrent encore plus. Que ce soit Au Ghana, au Sénégal, au Nigéria, en Gambie ou même en Angola, plusieurs initiatives d’investissement sont menacées à cause des effets pervers du COVID-19. Pour la Chambre, « les retards dans l’exécution ou dans les Dfi auront de graves répercussions sur les économies africaines dont les biens et services locaux devaient bénéficier de milliards de dollars d’opportunités de sous-traitance ».

    10 propositions

    Fort de ce présent effrayant et de lendemains très incertains, la Chambre africaine a publié un appel à l’action pour limiter la casse. « Notre approche de bon sens préconise des mesures qui soutiendront la continuité des opérations commerciales et la croissance future du secteur. L’industrie pétrolière et gazière ne fonctionnera pour les Africains que si nous établissons des politiques équitables et traitons les sociétés pétrolières et gazières comme des partenaires qui conduisent notre progrès économique. En tant que voix de l’industrie de l’énergie, nous continuerons à travailler avec les secteurs public et privé et d’autres parties prenantes pour revitaliser notre secteur en remettant les Africains au travail, » explique Nj Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie.

    Concrètement, 10 mesures clés sont proposées aux Etats pour maintenir le secteur à flot. Il est par exemple suggéré une extension des contrats de partage de production de 24 mois afin de prévoir des reports de forage et des retards dans les calendriers de forage. Les ajustements des programmes de travail devraient également permettre de stimuler l’exploration et assurer la reprise des activités de forage.

    La Chambre plaide aussi fortement pour des allégements fiscaux sur les sociétés de services, des réformes des régimes fiscaux du secteur amont, un soutien bancaire et financier, le développement du contenu régional, des incitations aux projets d’infrastructure et des actions audacieuses pour éliminer les subventions sur les carburants. L’autre suggestion c’est la suspension des subventions des produits des hydrocarbures. La Chambre africaine de l’énergie pense que ce choix permettra aux Etats d’économiser des milliards par an, en même temps qu’il favorisera une meilleure stabilité économique.

    Cet article a été écrit et publié en premier par Mutations

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