Tenue à Ebolowa du séminaire de renforcement des capacités des maires de la région du sud du 09 au 11 juillet 2025 dans le cadre de la vulgarisation du nouveau code minier par le Secrétaire National Permanant du Processus de Kimberley, Eloung Nna Daniel Mackaire.
L’exploitation minière artisanale, pratiquée par des populations locales ou des petites entreprises, est un levier important du développement économique. C’est ainsi que dans le cadre de la vulgarisation du nouveau Code minier promulgué le 19 décembre 2023 par la loi N°2023/014, et en appui à la mise en œuvre effective des compétences transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), le Secrétariat National Permanent du Processus de Kimberley (SNPPK), en collaboration avec le Ministère en charge des Mines, a organisé un séminaire de renforcement des capacités à l’attention des 34 maires de la région du Sud et de leurs collaborateurs.
Le sud : un scandale écologique minier !
Selon le Secrétaire National Permanent du Processus de Kimberley : 《Contrairement à ce que pensent beaucoup de profanes, la région du sud est la plus fournie en terme du potentiel minier compte tenu de sa position dans le bassin du Congo》.
En effet, on y retrouve non seulement des substances précieuses et semi-precieuses telles que l’or, le diamant ou le saphir mais également les métaux de base (fer, bauxites), les minéraux industrielles, les substances énergétiques (fer, uranium, pétrole, gaz), les matériaux d’ornementation, de viabilisation et de construction notamment ( sable, graviers, pierre de Puma ) et même des terres rares nécessaire pour la fabrication des circuits intégrés de nos téléphones portables et écran téléviseurs.
Une réforme majeure dans la gouvernance du secteur minier au Cameroun.
L’une des innovations les plus notables de ce nouveau code minier réside dans le transfert de certaines compétences aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), en vue de rapprocher la gestion du secteur minier des réalités locales et de répondre plus efficacement aux préoccupations des communautés minières.
Selon Minsili Eba, maire de la Commune de Mvangan : 《Le Minemidt est venu à nous les maires du sud pour nous outiller vers nos responsabilités par rapport à l’activité minière》. Une activité qui avant la décentralisation était sous le contrôle de l’état central.
Contrôle local sur l’exploitation minière artisanale
Ce transfert s’inscrit dans une volonté de renforcer le contrôle local sur l’exploitation minière artisanale, souvent caractérisée par son caractère informel, ses externalités négatives et ses retombées insuffisamment canalisées vers le développement territorial.
Il consacre ainsi les CTD comme des acteurs centraux dans la régulation, l’encadrement et la valorisation de l’artisanat minier, activité exercée à la fois par les populations locales en quête de revenus et par des petites entreprises minières opérant à faible échelle.
Levier stratégique de développement économique local
Bien encadrée, elle peut favoriser la réduction de la pauvreté, la création d’emplois décents, et l’amélioration des conditions de vie des populations. Cependant, l’expérience nationale et internationale montre que la gestion de ce secteur est confrontée à une série de défis majeurs : informalité chronique, pertes de recettes fiscales, dégradations environnementales, contrebande, précarité des conditions de travail, manque d’accès au financement, travail des enfants et violences diverses.
Face à ces enjeux, l’implication effective des CTD apparaît comme une condition essentielle pour instaurer une gouvernance minière plus inclusive, plus responsable et mieux adaptée aux spécificités locales.
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