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jeudi, 13 mai 2021 21:23
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    Aires protégées en Afrique Centrale : le programme Ecofac 6 fait son examen

    Aires protégées en Afrique Centrale : le programme Ecofac 6 fait son examen

    Les experts de la sous-région ont trois jours, à compter de ce mardi 4 mai 2021, pour noter les avancées, et déblayer le terrain des perspectives.

    Comité de pilotage du programme régional d’appui à la biodiversité et des écosystèmes fragilisés en Afrique Centrale. La première édition s’est ouverte ce mardi 4 mai 2021 à Douala au Cameroun. Ce comité de pilotage régional qui s’inscrit dans le cadre du programme Ecofac 6 est financé par l’Union européenne avec 86.417.500 euros. La  Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac) est le maître d’ouvrage.  La Ceeac a tenu à ce que les travaux se fassent au Cameroun, un pays qui compte aujourd’hui 30 aires protégées, soit 9 millions d’hectares, c’est-à-dire 20% du territoire national, comme l’explique le Chef de la Cellule d’appui à l’ordonnateur national du programme au Cameroun, Aliou Abdoulahi.

    L’enjeu du programme Ecofac 6 est ô combien considérable, comme le martèle le Commissaire environnement, agriculture et développement rural de la Ceeac, Honoré Tabuna. «Nous sommes dans une sous-région où depuis  2014 nous avons connu des problèmes économiques liés à la baisse du prix du baril de pétrole. Depuis cette année et même avant 2014, les Etats sont à la recherche de la diversification de nos économies. L’une des voies c’est l’économie de la biodiversité. Ce programme a été lancé en 2017. Aujourd’hui nous allons faire le point de l’état d’avancement de ce programme. Il s’agit des aires protégées où se trouvent notre biodiversité, les ressources minières, les villages, les populations riveraines.»

    Comité de pilotage du programme régional d’appui à la biodiversité et des écosystèmes fragilisés en Afrique Centrale. La première édition s’est ouverte ce mardi 4 mai 2021 à Douala au Cameroun

    Honoré Tabuna.

    Ecofac 6 est en fait un programme pilote pour construire dans la sous-région l’économie des aires protégées qui est «vraiment un élément très important sur l’économie verte. Il y a eu Ecofac 1, 2, 3, 4, 5. On s’est rendu compte que jusque-là, ces programmes se concentraient plus sur la conservation. Vous ne rentrez plus dans les forêts, vous n’abattez plus le gibier. Mais qu’est-ce qu’on mange ? Ce côté socio-économique n’a pas beaucoup été développé. Ce qui fait que les Etats pensent qu’il est venu le temps de tirer les leçons pour parler aussi bien de la conservation que de l’économie de la conservation. Est-ce qu’avec la conservation on peut créer des emplois, gagner de l’argent, améliorer les conditions de vie des populations des aires protégées ? Comment faire en sorte que l’Irad au Cameroun puisse jouer son rôle dans un tel programme ?…C’est autant de questions que nous devons régler, à partir des enseignements de ce programme. On pourra alors mettre sur pied un cadre institutionnel fort pour combler certaines faiblesses constatées dans la mise en œuvre de ce programme. La sous-région a une place importante dans la vie économique de nos Etats, mais aussi dans le monde entier puisque c’est le deuxième massif forestier qui joue un rôle important dans la lutte contre le changement climatique», poursuit Honoré Tabuna.

    Le Cameroun tire d’énormes retombées du programme Ecofac 6. Secrétaire permanent de l’Organisation pour la conservation de la faune sauvage en Afrique (Ocfsa), le Camerounais Dr. Ibrahim Linjonom énumère quelques avantages pour le Cameroun : «C’est un programme qui a plusieurs volets. Au niveau du volet formation par exemple, la GIZ, qui est l’agence de mise en œuvre, intervient dans le volet formation des éco-gardes, avec l’appui de l’Ecole de faune de Garoua. L’Ecole de faune de Garoua est un acteur sous régional important pour la sous-région et même pour l’Afrique francophone en matière de formation des agents de lutte anti braconnage.

    Comité de pilotage du programme régional d’appui à la biodiversité et des écosystèmes fragilisés en Afrique Centrale. La première édition s’est ouverte ce mardi 4 mai 2021 à Douala au Cameroun

    Dr. Ibrahim Linjonom.

    Au niveau de l’appui à la gestion des aires  protégées, le Cameroun est un des pays phares en matière de conservation, avec un très grand nombre d’aires protégées (parcs nationaux, réserves de faunes, les jardins zoologiques…) qui sont appuyés à travers ce programme. Le programme a aussi un aspect d’appui à l’observatoire de forêts, logé au sein de la Commission des forêts d’Afrique centrale qui a son siège à Yaoundé

    Il ne reste plus que deux ans de vie à Ecofac 6. Les participants qui viennent du Congo Brazzaville, du Congo Kinshasa, du Gabon, du Tchad, de la Centrafrique, de Sao Tomé et Principe et du Cameroun doivent réfléchir sur comment faire pour obtenir des avancées sur les réels problèmes vécus par les populations. Les travaux s’achèvent le 6 mai courant.

    Valgadine TONGA

    Cet article a été écrit et publié en premier par La Voix du Koat

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