
Réuni depuis le 13 décembre 2019 en session extraordinaire la proposition contenue dans le projet de loi portant Code général des collectivités territoriales décentralisées est en étude au parlement. Bientôt à Yaoundé, Douala et toutes les villes du Cameroun, il n’y aura désormais que des maires autochtones. Plusieurs observateurs dénoncent cette disposition qui selon eux est une menace à l’intégration nationale.
Le Maire, un autochtone
Dans son article 246 (alinéa 1), le texte dispose que « le Maire de la Ville est une personnalité autochtone de la Région de rattachement de la Communauté Urbaine ». Certains dénonce une atteinte grave à l’intégration nationale tant prônée par le pouvoir de Yaoundé. Le projet de loi suscite déjà une vive polémique sur la toile à peine déposé sur la table des parlementaires.
Pour le journaliste Rodrigue Tongue, il s’agit tout simplement d’un « attentat à l’intégration locale, cellule biologique de l’intégration nationale et du vivre ensemble ». « On ne peut pas préparer et monter une République aussi villageoise. Celle qui empêche à un Ewondo de Mbankomo, ou à un Foulbé de Figuil d’être maire de Yaoundé, pour l’un et Garoua pour l’autre… A un Bandjounais d’être maire à Bafoussam... », stigmatise le coordonnateur de la rédaction de la chaîne de télévision Canal 2 international.
Si ce texte existait depuis l’opposant Prospère Nkou Mvondo serait d’office exclu de la candidature à un poste de magistrat municipal à Ngaoundéré et Françoise Foning, de regrettée mémoire, n’aurait jamais été maire à Douala.
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Cet article a été écrit et publié en premier par Actu Cameroun








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