Ensemble, Dialoguons, BĂątissons !
jeudi, 13 mai 2021 21:17
Plus

    🇹đŸ‡Č NoĂ«l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame:« Nous visons l’amĂ©lioration des services rendus Ă  ceux qui attendent parfois tout de nous ».

    🇹đŸ‡Č NoĂ«l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame:« Nous visons l’amĂ©lioration des services rendus Ă  ceux qui attendent parfois tout de nous ».

    InvitĂ© de l’émission « ActualitĂ©s Hebdo » le 4 avril 2021, dans le cadre du lancement du mois de la prĂ©vention des risques professionnels, le Directeur gĂ©nĂ©ral de la CNPS a fait le tour d’horizon des sujets de sĂ©curitĂ© sociale. In extenso, l’entretien avec Romuald Ntchuisseu Ngock.

    DGactuhebNommĂ© Ă  son poste par dĂ©cret du 7 avril 2008, invitĂ© d’Ibrahim ShĂ©rif notre illustre prĂ©dĂ©cesseur, c’était le 12 avril 2020 et nous voici ce 4 avril 2021. NoĂ«l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame bonsoir et bienvenu

    Bonsoir, merci de m’avoir invitĂ©

    Ce ne sont que des correspondances hasardeuses sur le mois d’avril ?

    Non c’est un calendrier fixĂ© parce qu’avril pour nous c’est le mois de la prĂ©vention des Risques professionnels donc tous les mois d’avril nous cĂ©lĂ©brons ou nous passons un mois Ă  faire la communication en prĂ©vention des risques professionnels, c’est un rituel.

    De quoi s’agit-il exactement cette prĂ©vention des risques professionnels au niveau de la CNPS ?

    Disons que la loi nous donne des pouvoirs en matiĂšre de prĂ©vention des risques professionnels, c’est-Ă -dire des maladies professionnelles et d’accidents du travail. Il ne suffit pas de rĂ©parer lorsque l’accident est survenu ou la maladie, mais il s’agit surtout de notre point de vue en tout cas de prĂ©venir, c’est-Ă -dire de faire en sorte que ni l’accident ni la maladie ne surviennent. C’est la raison pour laquelle nous mettons un accent particulier Ă  cette prĂ©vention, en tout cas Ă  cette communication tout le mois d’avril de chaque annĂ©e.

    TrĂšs bien nous parlerons aussi beaucoup de retraite dans cette Ă©mission et je voudrais qu’on rappelle d’abord rapidement la pensĂ©e du PrĂ©sident de la RĂ©publique en ce qui concerne la retraite et je vais le citer : « Il ne s’agit pas, explique Paul Biya d’une sanction. C’est l’aboutissement normal d’une carriĂšre passĂ©e au service de l’Etat elle correspond Ă  une aspiration lĂ©gitime au repos », et ça c’était le 20 juin 1987 Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Alors plus de 30 ans aprĂšs M. le Directeur gĂ©nĂ©ral on voit des Camerounais qui vont Ă  la retraite comme on va au cimetiĂšre, le visage fermĂ©, pourquoi ?

    Je crains que ce soit surtout du fait d’un manque de prĂ©paration. Cette imprĂ©paration fait que la plupart rentre comme dans quelque chose d’inconnu et c’est la raison pour laquelle d’ailleurs Ă  la CNPS nous organisons des formations, des espĂšces de colloques pour tous ceux qui vont Ă  la retraite de maniĂšre Ă  leur proposer une maniĂšre Ă  les prĂ©parer mais surtout Ă  s’engager dans certains projets qui peuvent ĂȘtre porteurs de revenus et entraĂźner une espĂšce d’enthousiasme, d’épanouissement supplĂ©mentaire parce que ce n’est pas la fin de la vie.

    Cela a portĂ© des fruits jusqu’aujourd’hui, ça rassure ceux qui sont partis Ă  la retraite ?

    Oui la preuve lorsque nous analysons l’espĂ©rance de vie Ă  60 ans de nos pensionnĂ©s, ils en sont Ă  60+15, ça veut dire que la moyenne vivent jusqu’à 75 ans. C’est dire qu’ils ont la possibilitĂ© de faire autre chose que ce qu’ils ont fait pendant leur carriĂšre et nous espĂ©rons que ce temps va s’allonger plus que cela, c’est la raison pour laquelle nous essayons de les encadrer , de les former, les soutenir dans ces moments de retraite.

    Il y a un spectacle qui n’est pas toujours admirable au niveau de certaines agences CNPS, c’est les longues files de ces personnes Ă  la retraite qui attendent parfois debout. Est-ce que cela signifie qu’on ne respecte pas suffisamment les personnes « qui ont vĂ©cu » selon une expression trĂšs camerounaise ?

    Ça c’est une image d’Epinal vous savez on confond beaucoup. DĂšs qu’on dit retraitĂ© on pense Ă  la CNPS, non. La CNPS ne gĂšre pas tous les retraitĂ©s du Cameroun, nous gĂ©rons les retraitĂ©s du secteur privĂ© et parapublic. Donc ce dont vous avez vu les files s’allonger ne sont pas les nĂŽtres.

    Et donc les vÎtres ont un traitement qui est plutÎt honorable on va dire ?

    Plus qu’honorable dans la mesure oĂč ils ne s’alignent pas chez nous, ils ne s’alignent pas Ă  nos guichets, il suffit qu’ils attendent chez eux, on leur envoie un message lorsque leur pension arrive et ils vont la percevoir Ă  la banque, dans une micro finance ou Ă  un distributeur de billets. Chez nous on ne fait pas de queue, on ne fait pas de ligne.

    S’agissant de ces billets de banque, on peut les percevoir combien de temps aprĂšs avoir engagĂ© la procĂ©dure ? Prenons un cas, si demain je vais Ă  la retraite, j’en ai pour combien de temps en termes de procĂ©dures Ă  la CNPS pour passer Ă  la caisse ?

    Il est de notoriĂ©tĂ© aujourd’hui que c’est dĂšs le mois suivant. C’est-Ă -dire si vous dĂ©posez votre dossier aujourd’hui, Ă  la fin du mois vous avez votre pension le 27. Tous les 27 on perçoit sa pension, c’est un mois maximum.

    Et ça c’est grĂące Ă  une sorte d’automatisation de certaines procĂ©dures que vous avez mises en place Ă  la CNPS ?

    Oui tout Ă  fait. Nous avons d’abord rĂ©duit le temps des procĂ©dures, nous avons rĂ©duit les Ă©tapes et nous avons automatisĂ© les procĂ©dures donc dĂšs lors qu’elles sont dĂ©matĂ©rialisĂ©es, vous comprenez que le temps n’est plus un obstacle au contraire, il devient un alliĂ© pour nous et pour le bĂ©nĂ©ficiaire de la prestation. Ça c’est les pensions, vous les percevez le mois d’aprĂšs. Pour les allocations familiales et les autres prestations de court terme c’est quasi immĂ©diat.

    S’agissant des allocations familiales vous nous permettez tout de suite d’enclencher les mesures prises par le prĂ©sident de la RĂ©publique, est-ce que le relĂšvement de ces allocations est effectif ?

    Le relĂšvement n’est pas encore effectif parce que nous attendons encore la formalisation rĂšglementaire de cette dĂ©cision qui va survenir certainement.

    Qui devrait formaliser ?

    C’est par un dĂ©cret que la formalisation est faite.

    Autrement dit aujourd’hui on ne peut pas savoir ce que cela pourrait coĂ»ter ou va coĂ»ter Ă  l’Etat du Cameroun, Ă  la CNPS en l’occurrence ?

    Nous savons ce que cela va nous couter, nous y sommes prĂ©parĂ©s. En matiĂšre d’allocations familiales cela va nous couter Ă  peu prĂšs 8 milliards. Nous n’avons aucune sorte d’inquiĂ©tude lorsque la formalisation sera faite.

    DGactuheb1

    Alors dites-moi un relĂšvement de l’ñge de dĂ©part des fonctionnaires ou des agents de l’Etat Ă  la retraite ça apporte quoi de maniĂšre concrĂšte au plan de la sĂ©curitĂ© sociale ?

    Ecoutez ! C’est une mesure Ă  la fois sociale et Ă©conomique. Sociale parce que cela permet Ă  ceux qui ont travaillĂ© durement, je prĂ©sume, tout au long de leur carriĂšre, de se reposer Ă  60 ans qui est ne l’oublions un Ăąge supĂ©rieur Ă  celui de l’espĂ©rance de vie au Cameroun qui est d’à peu prĂšs 56 ans. Ceux-lĂ  donc peuvent se reposer, ils peuvent changer d’activitĂ©, faire autre chose. C’est aussi une mesure Ă©conomique dans la mesure oĂč rallongeant la durĂ©e de cotisation cela donne  un rĂ©pit et une trĂ©sorerie supplĂ©mentaire  Ă  la CNPS ou Ă  l’Etat, chacun en ce qui le concerne, qui diffĂšre ce faisant le paiement de la pension.

    Cette durĂ©e de cotisation Monsieur le Directeur gĂ©nĂ©ral, elle est de combien d’annĂ©es pour aspirer donc Ă  passer Ă  la caisse si on est appelĂ© Ă  faire valoir ses droits Ă  la retraite. Il faut cotiser combien de temps ?

    Il y’a un minimum, Ă  la CNPS c’est quinze ans c’est-Ă -dire 180 mois. Il faut avoir travaillĂ© au moins 180 mois. En tout cas, cotiser au moins cent quatre-vingt mois pour bĂ©nĂ©ficier d’une pension, en dehors de cela, on a ce qu’on appelle une allocation qui vous est versĂ©e en une seule fois.

    Il se pourrait qu’aujourd’hui les chiffres des personnes couvertes par la CNPS ne soient pas extraordinaires par rapport à l’existant ?

    Je dirais qu’il est trĂšs impressionnant. Maintenant si vous me dites que ça ne couvre pas tous les Camerounais, bien entendu. D’abord, nous ne couvrons pas les fonctionnaires, eux, ils relĂšvent du rĂ©gime de la fonction publique et ils ne couvrent pas ceux du secteur informel qui ne sont pas affiliĂ©s et c’est notre cible privilĂ©giĂ©e aujourd’hui. Nous recherchons vers ceux-lĂ  je dirais une nouvelle clientĂšle nous y allons bon an mal an nous avons Ă  ce jour 242.000 du secteur informel, nous espĂ©rons en avoir beaucoup plus dans les prochaines annĂ©es, mais en termes de couverture du secteur dit obligatoire, je crois que les chiffres sont satisfaisants.

    Alors s’agissant toujours de l’harmonisation de l’ñge de dĂ©part Ă  la retraite, elle pose un problĂšme celui de l’ouverture de cette fameuse Caisse nationale du personnel de l’Etat prĂ©vue par la StratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement Ă  l’horizon 2030. Est-ce-que la CNPS va vers une concurrence ?

    Non au contraire je crois que c’est quelque chose de trĂšs positif si cela advient, c’est trĂšs positif, cela va dĂ©velopper davantage la sĂ©curitĂ© sociale, donc c’est un complĂ©ment Ă  ce que nous faisons, ça se fait dĂ©jĂ  au niveau du MinistĂšre de la Fonction publique, couplĂ© au MinistĂšre des Finances. L’idĂ©al effectivement serait qu’il y’ait une Caisse du secteur publique, des fonctionnaires.

    Donc vous ne redoutez pas une ponction sur, on va dire les parts de marché de la CNPS ?

    Nous ne serons pas le cas échéant concurrents, mais plutÎt partenaires.

    Les mesures prises par le PrĂ©sident de la RĂ©publique que nous venons d’évoquer, elles interviennent dans un contexte qui est celui de la crise sanitaire et qui se transforme elle-mĂȘme en crise Ă©conomique. Est-ce qu’au niveau de la CNPS vous avez pris la mesure de la chose, vis-Ă -vis des entreprises qui sont peut-ĂȘtre vos clients ou alors vos partenaires, et leur apporter peut-ĂȘtre des mesures d’assouplissement, dans le cadre de vos interactions, pour les accompagner ?

    Absolument, en rĂ©pondant aux prescriptions du gouvernement, instruites par le PrĂ©sident de la RĂ©publique, nous leur accordons toutes les facilitĂ©s de paiement, et que ceux qui en font la demande, nous leur accordons une espĂšce d’échelonnement, un Ă©chĂ©ancier plus ou moins long de paiement, et nous accordons mĂȘme des remises gracieuses de pĂ©nalitĂ© de majoration de retard. Pour ceux qui ont payĂ© hors dĂ©lais ou qui ont tĂ©lĂ©-dĂ©clarĂ© leurs personnels hors dĂ©lais, ils subissent automatiquement des pĂ©nalitĂ©s ou les majorations mais nous sommes trĂšs enclins sur leur demande Ă  leur accorder des remises de maniĂšre Ă  soutenir quelque peu leur trĂ©sorerie, donc ils ont tout notre soutien pour leur permettre Ă  la fois de ne pas trop souffrir de  cette situation Ă©conomique, mais aussi de pouvoir couvrir convenablement leurs personnels qui pourraient ainsi bĂ©nĂ©ficier des prestations sociales que nous offrons.

    Ce soutient ne va pas on va dire jusqu’à la suspension du paiement ?

    Cela n’est pas possible, dans la mesure oĂč ce sont ces paiements qui nous permettent aussi d’effectuer nos prestations.

    Mais la CNPS est en surliquidité me semble-t-il ?

    Vous convenez trÚs bien que si vous ne faites que dépenser sans encaisser, vous courez à la faillite.

    Mais vous confirmez cette information, la CNPS est surliquide ?

    C’est une rĂ©alitĂ©, on ne peut pas le nier puisque les chiffres sont indiquĂ©s, nous en sommes particuliĂšrement fiers. Mais je le dis encore une fois, ce n’est pas une raison ni pour baisser les bras ni pour nous livrer Ă  des dĂ©penses tous azimuts sans nous prĂ©occuper des revenus, des encaissements qui garantissent en rĂ©alitĂ© la pĂ©rennitĂ© du systĂšme que nous gĂ©rons.

    Monsieur le Directeur gĂ©nĂ©ral de la Caisse nationale de prĂ©voyance sociale qu’est-ce qui peut justifier que ce bĂ©bĂ©, la couverture santĂ© universelle ne vive pas pleinement ses premiers moments?

    Ecoutez ! Cela relĂšve d’abord du gouvernement, je crois que le gouvernement est engagĂ© Ă  mettre en Ɠuvre cette CSU. Quant au timing vous savez il y’a des choses qu’on prĂ©voit et qu’on ne peut pas toujours rĂ©aliser dans le temps prĂ©vu, mais je crois savoir que, moi-mĂȘme j’y ai participĂ© ces derniers jours. J’ai participĂ© Ă  certains travaux y relatifs et je crois que le gouvernement est dĂ©cidĂ© Ă  mettre en Ɠuvre cette CSU dans les meilleurs dĂ©lais.

    Pour vous, de votre expĂ©rience et de votre position vous ĂȘtes plutĂŽt optimiste ?

    Oui il n’y a pas lieu d’ĂȘtre particuliĂšrement pessimiste c’est vrai qu’il y’a toujours des ajustements entre l’idĂ©al que recherche le gouvernement et la rĂ©alitĂ© de terrain, il y a parfois un hiatus qu’il faut simplement combler. Je crois savoir que ce hiatus est en train d’ĂȘtre comblĂ©. C’est une question technique moins que politique ou de volontĂ©, je ne doute pas je vous le dit bien.

    La volonté politique est réelle ?

    La volontĂ© politique est rĂ©elle. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique l’a demandĂ©, le gouvernement est en train d’y travailler il y a eu je crois pour ce que j’en ai perçu, des dĂ©tails techniques qui n’ont pas toujours Ă©tĂ© ce qui Ă©tait escomptĂ© au dĂ©but.

    Sur lesquels vous ne souhaitez pas en parler ?

    Il ne m’appartient pas d’en parler, mais je crois qu’aprĂšs les observations qui ont Ă©tĂ© faites par certains, le gouvernement ajuste sa proposition. Il y reviendra trĂšs bientĂŽt pour le grand bĂ©nĂ©fice des Camerounais et pour satisfaire la prescription et la volontĂ© du PrĂ©sident de la RĂ©publique. Il ne faut pas dĂ©sespĂ©rer, ça viendra assurĂ©ment.

    Revenons sur les choses Ă  propos desquelles vous pouvez parler plus librement parce qu’il s’agit de vos prestations. Voici quelques indications de l’assurance volontaire destinĂ©e aux travailleurs indĂ©pendants et ceux du secteur informel comme on les appelle Ă©galement : 85.000 immatriculations en 2015, c’était les dĂ©buts ; 16.000 en 2018 et un peu plus de 19.000 en 2019. Qu’en est-il ?

    D’abord c’est un phĂ©nomĂšne normal statistiquement parlant, c’est-Ă -dire les dĂ©buts sont toujours trĂšs enthousiasmants. Il y a une espĂšce de flamboiement d’inscriptions, d’immatriculations lorsqu’un produit nouveau est lancĂ© avec ce que cela suppose de communication et d’implication de tous. Puis, chemin faisant il y’a une espĂšce de mitigation du phĂ©nomĂšne, mais nous avons adoptĂ© une stratĂ©gie en deux volets. Le premier volet c’est de rĂ©-intensifier la communication. Cette fois-ci nous travaillons en collaboration avec le gouvernement et certains partenaires au dĂ©veloppement comme on les appelle, pour booster ce produit. Donc cela sera fait. Nous avons un programme qui reprend dĂšs ce mois d’avril on l’espĂšre et l’autre volet, c’est effectivement de rĂ©ajuster un peu le produit si le produit n’est plus tout Ă  fait attrayant il faut le rĂ©ajuster.

    Qu’est qui fait problĂšme c’est l’environnement ou c’est la qualitĂ© du produit ?

    C’est les deux sans faire dans la langue de bois, aussi bien l’environnement parce que crise Ă©conomique oblige, les gens ont peut-ĂȘtre moins de moyens pour adhĂ©rer, payer une cotisation rĂ©guliĂšre mais c’est aussi il faut bien le dire, j’ai failli dire l’avouer, le produit qui doit ĂȘtre rĂ©ajustĂ© par un certain nombre de paramĂštres que nous avons dĂ©jĂ  proposĂ©s au gouvernement, je crois que le gouvernement y travaille pour que ce soit fait. Il faut rĂ©emballer pour parler comme dans le commerce le produit. Ce sera fait pour le rendre plus attrayant, plus intĂ©ressant, notamment dans les enquĂȘtes que nous avons effectuĂ© il nous est revenu que nos clients potentiels qui ont du mal parfois Ă  se positionner sur le long terme puisqu’il s’agit du secteur informel, des gens qui travaillent au jour le jour donc gagnent leur pain au quotidien comme l’expression le dit. Donc ceux-lĂ  souhaitent avoir des prestations de court terme. Jusqu’aujourd’hui ils ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la pension, mais ils souhaiteraient aussi bĂ©nĂ©ficier par exemple des allocations familiales pour leurs enfants, ils souhaiteraient bĂ©nĂ©ficier des risques professionnelles, de maladies professionnelles, des accidents du travail et des propositions qui ont Ă©tĂ© faites pour que le produit en lui-mĂȘme soit plus attrayant et ipso facto donc entraine une adhĂ©sion plus massive de ceux que nous visons c’est-Ă -dire du secteur informel.

    Alors, vous avez parlĂ© tout Ă  l’heure, du pain quotidien, ce n’est plus une Ă©quation facile en contexte de Coronavirus, vous ressentez les effets de la pandĂ©mie de la crise sanitaire au niveau de la CNPS ?

    Oui nous le ressentons d’une maniĂšre paradoxale c’est-Ă -dire que aussi bien nous enregistrons une baisse des entreprises qui s’immatriculent donc il y’a moins d’entreprises qui se crĂ©ent, qui s’immatriculent, mais en mĂȘme temps une augmentation du nombre de personnes qui s’affilient cela signifie que beaucoup d’entreprises qui Ă©taient plus ou moins clandestines ou qui ne dĂ©claraient peut-ĂȘtre pas toujours leurs personnels, par le caractĂšre attractif de la CNPS, par ces moments ci qui puis est, poussent leurs personnels qui jusque-lĂ  Ă©taient donc, je ne veux pas dire dissimulĂ©s, mais en tout cas inconnus, les poussent Ă  s’immatriculer.

    Ces entreprises qui ne s’immatriculent pas M. le Directeur gĂ©nĂ©ral c’est une forme de banditisme si on ne veut pas mĂącher les mots. Comment vous les traitez, vous n’avez pas de moyen de pression ?

    Oui s’il faut ĂȘtre cru peut-ĂȘtre. Nous nous prĂ©fĂ©rons un vocabulaire plus urbain c’est-Ă -dire que nous considĂ©rons que c’est des gens qui hĂ©sitent ou ont quelques difficultĂ©s.

    Vous prĂ©fĂ©rez dire que c’est de l’incivisme ?

    C’est de l’incivisme, C’est davantage de l’incivisme que du banditisme parce que, c’est un mot qui a des implications y compris au pĂ©nal, nous ne souhaitons pas aller lĂ -bas, nous prĂ©fĂ©rons Ɠuvrer dans une espĂšce de diplomatie, de dialogue pour les amener. C’est lorsque nous constatons une rĂ©ticence volontaire, persistante que nous frappons. Donc, ceux-lĂ  nous travaillons au jour le jour pour les amener Ă  s’immatriculer et Ă  immatriculer leur personnel.

    Prenons le cas des entreprises qui ferment du fait de la pression liée au coronavirus, quel est le sort des personnels du point de vue de la sécurité sociale ?

    C’est un sort assez difficile il faut le dire, c’est difficile parce que ceux-là, ils ne sont plus couverts.

    Ils ne peuvent aspirer à rien ?

    Avant soixante ans non, donc ils perdent le bĂ©nĂ©fice des allocations familiales parce que, ils n’ont plus d’emplois et s’ils n’ont pas une anciennetĂ© ou une cotisation de cent quatre-vingt mois, ils ne peuvent pas Ă  soixante ans bĂ©nĂ©ficier d’une pension.

    La CNPS a le beau rÎle là en ce moment ?

    Non ce n’est pas le beau rîle parce que nous ne sommes pas là pour garder leur argent.

    Pourquoi vous ne leur donnez pas quelque chose ?

    Dura Lex sed Lex, parce que la loi le prĂ©voit, ainsi c’est notre systĂšme de sĂ©curitĂ© sociale, il faut que la caisse ait un certain argent qui lui permette de payer les prestations. Si nous ne faisons que payer, nous courons Ă  la faillite, il faut encaisser de l’argent. Donc pour ceux-lĂ , il faut souhaiter que ce ne soit que de mauvais moments Ă  passer et que d’ici trĂšs peu notre Ă©conomie reparte et que l’emploi se rĂ©crĂ©e et qu’ils soient recrutĂ©s et qu’ils payent leurs cotisations sociales.

    J’imagine, Monsieur Noel Alain Mekulu Mvondo Akame que quel que soit la conjoncture, la table du Directeur GĂ©nĂ©ral de la CNPS ne peut-ĂȘtre que fournie ?

    Contrairement aux apparences, je suis plutĂŽt frugal, je suis abonnĂ© au Nkwem qu’on retrouve partout et qui ne coute pas grand-chose, je mange du Ntouba, la sauce d’arachide et des fruits.

    Et du coup, vous n’avez pas vu passer cette fiùvre ?

    Non, je ne suis pas abonné aux poissons importés, je consomme exclusivement du local.

    DGRomu

    S’agissant du local, Monsieur le Directeur GĂ©nĂ©ral, on vous aperçoit ces derniers temps en visite de chantier au quartier Hippodrome Ă  YaoundĂ©, un chantier de type R+8, qui n’est pas sans rappeler l’immeuble de l’émergence. Qu’est-ce qui justifie cet attrait de la CNPS pour l’immobilier ?

    Pour ceux qui sont accoutumĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© sociale et aux stratĂ©gies de pĂ©rennitĂ© des systĂšmes de sĂ©curitĂ© sociale, ils savent que l’une des armes de prĂ©servation de la pĂ©rennitĂ© ou de garantie de la pĂ©rennitĂ© d’un systĂšme de sĂ©curitĂ© sociale, c’est l’investissement et notamment les placements rentables. Et l’un des secteurs les plus rentables en tout cas au Cameroun et sans doute ailleurs aussi, c’est l’immobilier.

    Et que rĂ©pondez-vous Ă  ceux qui disent ou qui diraient qu’il s’agit lĂ  d’une dĂ©bauche d’énergie au dĂ©triment de votre cƓur d’activité ?

    C’est prĂ©cisĂ©ment le cƓur d’activitĂ©, par ce que vous voyez, aujourd’hui si on a du mal Ă  obtenir des cotisations sociales, c’est par ce qu’il y’a crise Ă©conomique. Vous conviendrez qu’il faut rechercher d’autres sources et l’une de ces sources, c’est le rendement des secteurs tels que l’immobilier. Donc il faut construire en mĂȘme temps que cela participe du dĂ©veloppement urbain, de la politique gouvernemental en matiĂšre d’habitat, en matiĂšre d’assainissement des villes, de beautĂ© de la ville ; donc nous essayons de rendre compatible l’ensemble des exigences Ă  la fois, nous contribuons au dĂ©veloppement du Cameroun et en mĂȘme temps, nous garantissons des revenus qui ne sont pas que ceux des cotisations sociales et des travailleurs qui parfois comme c’est le cas aujourd’hui peuvent advenir Ă  manquer en cas de crise Ă©conomique donc c’est une nĂ©cessitĂ© managĂ©riale de placer dans l’immobilier entre autre chose.

    Comment contrĂŽlez-vous les bĂ©nĂ©fices issus de ces placements sachant que vous avez pratiquement les pleins pouvoirs jupitĂ©riens, vous n’avez pas d’Agent comptable. Vous ĂȘtes un DG qui a les mains libres, comment contrĂŽlez-vous donc la gestion de ces revenus ?

    Il y’a une direction financiĂšre, je ne sais pas si vous connaissez des entreprises oĂč il y’a un Agent comptable et un ContrĂŽleur financier qui ont des meilleurs rĂ©sultats que nous. C’est pour dire que c’est un maillon qui concerne un certain type d’établissements publics mais qui n’assure en rien la performance et la qualitĂ© de la gestion, la preuve nous n’en avons pas. Nous faisons les meilleurs rĂ©sultats au Cameroun donc ceci explique cela.

    Ces rĂ©sultats Monsieur le DG Ă  quoi les attribuez-vous ? C’est Ă  la mutation dĂ©cidĂ©e par le PrĂ©sident de la RĂ©publique au terme du dĂ©cret, je pense de Juin 2018, ou alors au dynamisme de votre personnel, sinon au votre vous-mĂȘme ?

    Ecoutez ! Depuis que je suis Directeur gĂ©nĂ©ral, c’est-Ă -dire Avril 2008, nous avons des rĂ©sultats sans cesse croissants, alors c’est tous les jours que nous essayons d’amĂ©liorer, ce n’est pas quelque chose de figĂ©, de cadenassĂ© dans une forme de quotidien sclĂ©rosant. Non, nous sommes dans une dynamique d’amĂ©lioration continuelle, dans tous les aspects du terme que ce soit les procĂ©dures internes, que ce soit la qualitĂ© des placements, que ce soit la maniĂšre dont le personnel est suivi je voulais dire, la rigueur dans laquelle les choses sont organisĂ©es. C’est tout cela dans la synergie qui nous permet d’obtenir les rĂ©sultats que nous avons, c’est un ensemble, c’est une stratĂ©gie que nous menons et qui nous permet d’arriver Ă  ces rĂ©sultats que nous espĂ©rons continuellement positifs, performants.

    Alors, toujours s’agissant de ces rĂ©sultats, lorsque des assurĂ©s apprennent que la CNPS rĂ©alisent plus de 72 milliards de Francs CFA d’excĂ©dents en 2020 et c’est ainsi, vous l’avez dit vous-mĂȘme depuis quelques annĂ©es Ă  quelques chiffres prĂȘts. Vos assurĂ©s se disent donc que vous prĂ©levez trop et vous ne reversez pas assez. Est-ce qu’il ne faut pas revoir la grille de rĂ©partition ?

    Ecoutez ! C’est une grille qui a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e depuis plusieurs annĂ©es.

    Elle est inamovible ?

    Quand vous avez un salaire de 1000 francs qui vous permet de faire des Ă©conomies, de prĂ©voir l’avenir et qu’on vous dise, ah ! Cessez de prĂ©voir l’avenir, cessez d’épargner, revenez Ă  500 francs, je ne crois pas que ce soit la solution. La meilleure solution pour nous c’est de dire tant que nous faisons de bons rĂ©sultats, nous ne demandons pas d’augmentation du taux de cotisations par ce que nous avons une aisance de trĂ©sorerie qui nous permet de voir loin dans l’avenir, donc de garantir Ă  tous nos assurĂ©s une prestation sociale Ă  long terme. Vous savez d’aucuns ont l’habitude de le dire la sĂ©curitĂ© sociale ce n’est rien d’autre qu’une promesse sur l’avenir. C’est-Ă -dire, nous faisons aux travailleurs une promesse qu’ils auront une pension dans 20, 30, 40, 50 ans.

    S’agissant de cet avenir et des ces promesses, quels sont aujourd’hui les chantiers de la CNPS qui pourraient fondamentalement modifier le cours des choses dans un avenir peut-ĂȘtre proche ou on va dire lointain ?

    Non, mais il faut le savoir dans quel sens, on ne modifie pas pour modifier. On modifie pour faire un ajustement, pour amĂ©liorer dans un sens voulu, donc pour l’instant nous pensons que la maniĂšre par laquelle nous procĂ©dons nous donne de bons rĂ©sultats. Si nĂ©cessaire, nous allons modifier les choses mais pour l’instant nous nous en tenons aux principes qui dictent notre action. Cela dit nous restons dans le principe d’amĂ©lioration continu, si tant soit peu il y’a quelque chose Ă  amĂ©liorer, nous sommes preneurs et nous y allons.

    En tout cas, ce n’est pas moi qui vous ferai des propositions. Dites-moi parlant par exemple du tĂ©lĂ©travail, vous pensez que passĂ© le coronavirus c’est un mĂ©canisme que vous allez dĂ©finitivement domestiquer et conserver, ou alors vous sĂ©parer aprĂšs ?

    Ecoutez ! Le tĂ©lĂ©travail, il faut le diffĂ©rencier dans une circonstance exceptionnelle comme celle que nous vivons en ce moment du tĂ©lĂ©travail, principe de travail. Pour les circonstances exceptionnelles, c’est bienvenue en ce qui nous concerne, nous nous y adonnons. Nous avons rĂ©organisĂ© nos mĂ©thodes de travail, nos procĂ©dures, donc nous avons mis en tĂ©lĂ©travail quasiment un personnel sur trois. Nous n’avons eu aucune difficultĂ© par ce que nous avons l’équipement pour ça, nous y Ă©tions prĂ©parĂ©s dĂ©jĂ . Par contre, s’il s’agit d’une nouvelle procĂ©dure ou mode de travail, il faut y rĂ©flĂ©chir par deux fois par ce que cela a des consĂ©quences qui ne sont pas toujours celles qu’on pouvait espĂ©rer dans un cadre oĂč il faut promouvoir le travail, l’emploi.

    En un mot comme en mille, vous suspendez votre jugement sur la question ?

    Non, je ne suspends pas, je suggĂšre qu’on y mĂšne une rĂ©flexion trĂšs raisonnable par ce que j’ai parfois entendu des gens dire qu’on va mettre un employĂ© qui va s’occuper de 3, 4, 10 institutions, mais cela pourrait aussi signifier la perte d’emplois. Il faut que le gouvernement, je sais qu’il y travaille, sache les postes de tĂ©lĂ©travail qu’il va fixer et d’autres qui ne pourraient pas faire l’objet de tĂ©lĂ©travail sinon cela pourrait entrainer la suppression ou une non crĂ©ation d’emplois. Je ne suis pas sĂ»r que ce soit toujours la volontĂ© de l’Etat par ce qu’il ne faut pas toujours faire ce que les autres font, il faut avoir une autonomie d’actions, de pensĂ©es, de rĂ©actions qui correspondent Ă  notre environnement rĂ©el, Ă  ce que nous voulons. Si nous voulons crĂ©er davantage d’emplois, il faut donc ĂȘtre circonspect en matiĂšre de tĂ©lĂ©travail et donc ne pas s’y jeter comme un effet de mode comme on le voit ailleurs par ce que cela correspond Ă  d’autres impĂ©ratifs qui ne sont pas toujours les nĂŽtres, donc il faut une rĂ©flexion trĂšs approfondie avant de l’adopter et de le gĂ©nĂ©raliser je voulais dire.

    Monsieur le Directeur gĂ©nĂ©ral je sais que vous ĂȘtes une personnalitĂ© Android, je vous invite donc Ă  faire un clic pour surfer sur les plateformes de la CRTV et retrouver les questions posĂ©es par les internautes et rassemblĂ©es par Elvis BIMBA, le rĂ©dacteur en chef web. Sylvin MAKA MAKA dit : nos allocations familiales sont toujours Ă  2800 par enfant malgrĂ© les annonces du gouvernement qu’est-ce qui bloque ? C’est vrai que vous avez rĂ©pondu Ă  cette question, mais peut ĂȘtre vous pouvez rappeler en quelques secondes la raison.

    La formalisation viendra certainement.

    A quand la décentralisation effective des pensions retraite ? La question de Jean Pierre DJOBBI WADEM.

    Écoutez ! Je ne sais pas trĂšs bien ce qu’il demande. La dĂ©centralisation nous n’en avons pas besoin dĂšs lors que tout est dĂ©matĂ©rialisĂ© quel que soit le lieu oĂč on a son dossier on peut ĂȘtre payĂ© exactement dans les mĂȘmes dĂ©lais que partout ailleurs. Donc ce n’est pas un principe pertinent en ce qui nous concerne.

    On n’a pas besoin de venir absolument Ă  Yaoundé ?

    Non du tout.

    Raphael NDOUBENA lui a une prĂ©occupation vraiment pratique, pourquoi le recrutement  Ă  la CNPS reste une Ă©nigme ? C’est Ă©nigmatique le recrutement Ă  la CNPS ?

    C’est Ă©nigmatique pour lui mais pas pour ceux qui savent  qu’il faut faire une demande d’emploi. Et la demande d’emploi en soi-mĂȘme ne signifie pas recrutement sinon moi j’en reçois une dizaine tous les jours. Je ne peux pas recruter les dix personnes qui font une demande tous les jours donc ce n’est pas une problĂ©matique particuliĂšre en ce qui me concerne. 

    Alors M. le Directeur gĂ©nĂ©ral la CNPS ne couvre pour le moment que 7 des 9 domaines de la sĂ©curitĂ© sociale identifiĂ©s par l’Organisation Internationale du Travail. A quand l’extension aux domaines restants ou alors ce n’est pas nĂ©cessaire pour notre pays ?

    Ecoutez ! Nous sommes des exĂ©cutants de la politique gouvernementale, pour l’instant le gouvernement n’a pas adoptĂ© le chĂŽmage comme prestation sociale, mais comme on l’a dit en dĂ©but d’émission, est en train d’adopter la maladie donc lorsqu’elle sera lĂ , le Cameroun pas simplement la CNPS, aura une huitiĂšme prestation.

    Noel Alain Olivier MEKULU MVONDO AKAME, qu’est-ce qui fonde votre fiertĂ© particuliĂšre ? Celle de votre action depuis que vous ĂȘtes Ă  la CNPS ?

    C’est facile Ă  dire Ă  chaque fois que des retraitĂ©s rĂ©agissent en disant qu’ils sont fiers de ce que nous faisons, qu’ils sont heureux de notre rĂ©activitĂ©, notre maniĂšre de les servir, d’amĂ©liorer la qualitĂ© des services, c’est  la chose qui me rend le plus fier.  Maintenant nous avons les rĂ©sultats financiers aussi. Etre l’entreprise la plus performante au Cameroun, secteurs privĂ© et public confondus est un motif de fiertĂ© Ă©galement y compris d’ailleurs quasiment en Afrique francophone.

    Cela ne vous amĂšne pas Ă  rĂȘver de passer  en bourse ?

    La nature de notre institution ne nous permet pas de passer en bourse, cela n’est pas envisageable.

    Alors pour terminer M. le Directeur gĂ©nĂ©ral, je ne trahirais aucun secret en disant que vous ĂȘtes un amateur d’athlĂ©tisme ?

    Pas seulement, je suis un amateur de sport.

    Vous connaissez donc certainement la devise olympique ?

    Oui, celle qui consiste Ă  aller plus vite, plus haut et plus fort.

    Depuis votre arrivĂ© Ă  la CNPS nous constatons que chaque annĂ©e et chaque jour vous allez plus vite, plus fort et plus loin, quelle est votre destination ? Qu’est-ce que vous visez ?

    L’amĂ©lioration des services rendus Ă  ceux qui attendent parfois tout de nous.

    Parvenu à ce stade excédentaire de vos recettes et exemplaire de vos performances, vous estimez que tout est terminé et que vous avez atteint donc votre destination ? 

    Ecoutez ! Il est parfois plus difficile de rester au sommet que d’y accĂ©der. Le plus dur c’est d’y rester en amĂ©liorant les choses, vous vous doutez que nous maintenons nos efforts qui sont lourds parce que ce n’est pas gagnĂ©, ce n’est pas acquis. C’est extrĂȘmement difficile d’arriver Ă  ce niveau, de se prĂ©server surtout que malheureusement chez nous le succĂšs semble attirer les ennuis plus que les fĂ©licitations.

    Vous ne souhaitez plus en avoir tant que ça ?

    Écoutez ! Nous nous sommes habituĂ©s.

    Monsieur le Directeur gĂ©nĂ©ral de la CNPS merci d’ĂȘtre venu Ă  cette Ă©mission.

    Merci beaucoup de m’avoir invitĂ©, c’est un grand plaisir de converser avec vous et surtout j’espĂšre avoir apportĂ© quelques Ă©claircissements sur ce que nous faisons Ă  la CNPS et je demande aux Camerounais qui suivent nos activitĂ©s, Ă  nos assurĂ©s sociaux de garder toujours confiance en nous, nous continuerons tant que nos forces nous permettrons, d’amĂ©liorer la qualitĂ© de service pour leur bĂ©nĂ©fice parce que ce sont eux qui sont nos vĂ©ritables patrons.

    Et bien des forces nous vous en souhaitons. Mesdames et messieurs merci d’avoir regardĂ© cette Ă©mission.

    Cet article a été écrit et publié en premier par la CNPS

    536FansAimer
    0SuiveursSuivre
    34SuiveursSuivre

    🔮 Regardez le “JOURNAL 20H DU MERCREDI 12 MAI 2021 – ÉQUINOXE TV”

    Cette vidéo est un contenu de la chaßne YouTube d'EQUINOXE TV

    🔮 Sur STV 2, “Fire prevention and emergency management in companies: THE RENDEZ VOUS...

    Cette vidéo est un contenu de la chaßne Youtube de STV 2

    🔮 Sur STV 2, “THE RENDEZ VOUS du 11 Mai 2021”

    Cette vidéo est un contenu de la chaßne Youtube de STV 2
    X
    We beg you, STAY!
    If you leave, a kitten in Cameroon will die... đŸ˜č

    Thanks to stay and build The New Cameroon, our beloved country!